Syngenta, Bayer & BASF

«The bee-killers» sont de grandes multinationales actives dans la production et la vente de pesticides systémiques hautement toxiques. Ces pesticides sont en partie responsables de la mort massive des abeilles et d’autres pollinisateurs, lesquels jouent un rôle essentiel pour l’environnement, l’agriculture et la production alimentaire mondiale.

Bien que certains de ces pesticides soient interdits en Europe depuis 2013, la plupart des entreprises concernées nient les effets négatifs de leurs produits sur les abeilles et l’écosystème.

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Les faits

« The bee-killers » sont de grandes multinationales actives dans la production et la vente de pesticides systémiques hautement toxiques. Ces pesticides sont en partie responsables de la mort massive des abeilles et d’autres pollinisateurs, lesquels jouent un rôle essentiel pour l’environnement, l’agriculture et la production alimentaire mondiale.

Le commerce de ces pesticides mortels pour les abeilles génère des milliards de bénéfices pour ces entreprises, qui aspirent par ailleurs au contrôle total de la production alimentaire industrielle. Bien que certains de ces pesticides soient interdits en Europe depuis 2013, la plupart des entreprises concernées nient les effets négatifs de leurs produits sur les abeilles et l’écosystème. Elles recourent à des moyens comme la publicité mensongère, le « greenwashing », le lobbying agressif, et font pression sur les institutions politiques. Syngenta, Bayer et BASF ont déposé une plainte contre la Commission européenne, qui a interdit certains de leurs produits en Europe afin de protéger les abeilles et l’agriculture.

Syngenta, Bayer et BASF ont déposé une plainte contre la Commission européenne, qui a interdit certains de leurs produits en Europe afin de protéger les abeilles et l’agriculture.

Organisations dénonciatrices

European Beekeping Organisation Logo
Alliance to Save the Bees and Agriculture

"Les pesticides tueurs d’abeilles de Syngenta, Bayer et BASF mettent en péril la population des abeilles dans le monde entier. Or, sans abeilles, notre écosystème et la production alimentaire globale sont condamnés à disparaître"

− Francesco Panella, apiculteur et président de Bee Life European Beekeeping Coordination

Conséquences

Ces dernières années, les apiculteurs du monde entier ont fait état d’un recul de la population d’abeilles, avec des pertes annuelles comprises entre 20 et 50%. Les abeilles et les autres pollinisateurs jouent un rôle essentiel dans l’écosystème. Sans abeilles, notre survie est pratiquement impossible: la majorité des plantes et un tiers de notre alimentation sont en effet tributaires de la pollinisation par les abeilles.

L’utilité économique de la pollinisation s’élève à 265 milliards d’euros par année. Si le nombre de pollinisateurs continue de diminuer, notre alimentation sera de plus en plus chère et de moins en moins variée. Car dans un monde sans abeilles, qui polliniserait nos champs et nos plantes ? La disparition progressive des abeilles est un défi global, comparable au changement climatique, à l’acidification des océans ou à une catastrophe nucléaire.

Causes

La disparition des abeilles est en grande partie liée à des pratiques agricoles néfastes. Les pesticides nouvellement développés par Syngenta, Bayer et BASF sont de plus en plus agressifs. Ils peuvent provoquer des empoisonnements aigus ou chroniques ayant des conséquences mortelles pour certaines abeilles, voire pour des colonies entières.

Au-delà des pesticides, les abeilles sont aussi victimes du changement climatique, des pathogènes, du recul de la biodiversité, de la pénurie d’aliments et d’habitats, principalement à cause de la monoculture industrielle. Malgré les études scientifiques indépendantes et les appels des apiculteurs et de la société civile, les entreprises continuent de vanter les mérites de leurs produits mortels pour les abeilles.

Pour s’assurer des bénéfices financiers, Syngenta, Bayer et BASF mettent en jeu la survie des abeilles, la préservation de l’environnement ainsi que la sécurité et la souveraineté alimentaires. La seule solution viable est un changement de cap et un abandon de l’agriculture industrielle néfaste au profit de l’agriculture biologique.

Responsables

Syngenta Crop Protection AG, Bayer CropScience AG et BASF SE („Syngenta, Bayer, BASF“) sont des multinationales gigantesques qui produisent et vendent des pesticides, des produits agrochimiques, des semences traitées ainsi que de nombreux autres produits, ce qui les place dans une position idéale pour dominer l’ensemble de la chaîne de production alimentaire. Syngenta, dont le siège se trouve à Bâle, en Suisse, a enregistré en 2012 un chiffre d’affaires de 14 milliards de dollars US et un bénéfice net de 1,9 milliard de dollars US.

Basée à Leverkusen, en Allemagne, Bayer a généré la même année un chiffre d’affaires de près de 40 milliards d’euros et dégagé un bénéfice net de 2,4 milliards d’euros. BASF, dont le siège est situé à Ludwigshafen, en Allemagne, a quant à elle publié un chiffre d’affaires de 78,7 milliards d’euros et un bénéfice net de 9 milliards d’euros pour 2012.